Processus de recyclage
Conception en vue du recyclage
Les voitures contiennent des plastiques difficiles à recycler. C’est pourquoi Toyota a mis au point un plastique recyclable spécial appelé super oléfine polymère (TSOP) qui peut servir à fabriquer des pare-chocs de voiture et d’autres pièces pouvant être recyclées de nombreuses fois. En 1997, Toyota a mis au point la première technologie au monde de recyclage du caoutchouc. Le caoutchouc peut être démonté des véhicules en fin de vie, recyclé et réutilisé pour les joints des portes et d’autres pièces.
Recyclage des pièces détachées
Les batteries, les pneus et les filtres à huile doivent être remplacés pendant le cycle de vie du véhicule. C’est pourquoi Toyota a mis au point un vaste programme de collecte des déchets pour récupérer les pièces usagées auprès des concessionnaires en Europe et les envoyer pour récupération. En Allemagne, par exemple, 230.000 filtres à huile et 25.000 batteries de voiture ont été récupérés en 2001. Les pièces reconditionnées de Toyota comprennent maintenant des compresseurs de climatisation, des crémaillères de direction, des culasses, des démarreurs et des kits d’embrayage.
Substances nocives
Les métaux lourds, comme le plomb, le mercure, le cadmium et le chrome hexavalent peuvent entraîner une pollution durable de l’environnement s’ils sont mis en décharge sans précautions. Conformément à la directive européenne des véhicules en fin de vie qui limite l’utilisation de ces substances nocives dans les matériaux et les composants des véhicules à partir de 2003, Toyota utilise maintenant plusieurs pièces automobiles et revêtements anticorrosion totalement dépourvus de plomb, des ampoules et des interrupteurs sans mercure et des matériaux de friction et joints moteur sans amiante. Il évite aussi les substances nocives dans différents types de peintures et solvants.
La fin est un nouveau début
Toyota a créé au Japon un centre technique de recyclage automobile spécialisé pour expérimenter de nouvelles techniques de démolition des voitures en vue du recyclage. Cela a débouché sur la construction d’une usine de recyclage des résidus de déchiquetage automobile. En 2001, Toyota a pu ainsi développer la technologie pour un système commercial permettant d’atteindre un taux élevé de récupération des matériaux.
Quand les véhicules en fin de vie de toute l’Europe ont été déchiquetés pour en extraire les matériaux réutilisables, il reste encore 2 millions de tonnes de résidus. Généralement, ces résidus étaient mis en décharge ou incinérés. Mais les directives européennes sur les véhicules en fin de vie et les décharges maintenant en vigueur limitent le recours à cette solution.
Au Japon, Toyota a développé des manières d’utiliser certains produits en mousse présents dans les résidus de véhicule pour créer des produits insonorisants recyclés. Les résidus de verre peuvent aussi être recyclés en tuiles pour les pavements paysagers.
Les résidus de déchiquetage qui ne peuvent pas être recyclés peuvent néanmoins être fondus en paquets très petits mis en décharge, réduisant ainsi l’impact sur l’environnement des véhicules pour les générations.
